👉 Question simple :
Votre plateforme aide-t-elle les devs… ou leur met-elle des bâtons dans les roues ?
Mythe n°1 : « On a les bons outils, donc on fait du DevOps »
Installer Git, une CI/CD moderne et Kubernetes ne transforme rien par magie.
Un outil sans usage clair devient une contrainte.
Un outil imposé devient un outil contourné.
Mythe n°2 : « Plus on a d’outils, plus on est mature »
Retour terrain :
- 10 outils installés
- 3 vraiment utilisés
- 1 maintenu correctement
- 0 compris dans leur ensemble
Résultat :
- pipelines illisibles,
- responsabilités floues,
- incidents impossibles à diagnostiquer.
- La complexité est le tueur silencieux du DevOps.
- Les outils qui apportent vraiment de la valeur
Spoiler : ils sont peu nombreux. Et rarement les plus “à la mode”.
1️⃣ Un SCM simple et central
La plateforme importe peu.
Les conventions, elles, changent tout.
branches:
main: production
develop: intégration
feature/*: nouvelles fonctionnalités
hotfix/*: correctifs urgents
Si personne ne comprend votre stratégie de branches, vous avez déjà perdu.
2️⃣ Une CI rapide, lisible, honnête
Une CI doit répondre à une seule question :
Puis-je déployer ce code en confiance ?
stages:
- build
- test
build:
script: docker build -t myapp:$CI_COMMIT_SHA .
test:
script: docker run myapp:$CI_COMMIT_SHA pytest
Pas besoin de 25 jobs pour dire “oui” ou “non”.
3️⃣ Une registry immuable (et respectée)
Si vous utilisez encore latest en production, on doit parler.
image:
name: registry.example.com/myapp
tag: "1.4.2"
Pouvoir dire exactement ce qui tourne en prod n’est pas un luxe.
4️⃣ Une observabilité minimale mais exploitable
Avant les dashboards, assurez-vous que vos logs racontent une histoire.
logging:
level: info
format: json
fields:
service: myapp
env: prod
Si un dev ne comprend pas un log à 3h du matin, le problème est là.
Les outils surévalués (ou mal utilisés)
Kubernetes par défaut
Kubernetes est excellent.
Mais aussi exigeant.
replicas: 2
resources:
requests:
cpu: "250m"
memory: "256Mi"
Si personne ne comprend ce YAML, Kubernetes n’apporte pas de valeur — il ajoute du stress.
La sécurité sans stratégie
Les scanners sont utiles.
Les alertes non priorisées ne le sont pas.
security:
fail_on:
- critical
- high
Moins d’alertes.
Mais des alertes qui comptent.
La vraie valeur n’est pas dans l’outil
Elle est dans :
- des règles simples,
- des conventions partagées,
- des pipelines lisibles,
- des responsabilités claires.
Un mauvais process avec de bons outils reste un mauvais process.
Un bon process avec peu d’outils ?
Étonnamment efficace.
Avant d’ajouter un outil DevOps, posez-vous cette question
Quel problème concret cet outil résout-il pour les équipes ?
Si la réponse est floue ou
“parce que tout le monde l’utilise”…
👉 N’installez rien.
✅ Checklist DevOps (à garder sous la main)
Avant d’ajouter un outil, vérifiez :
⬜ Le problème à résoudre est clair
⬜ Les équipes en ont fait la demande
⬜ L’outil simplifie un usage existant
⬜ Le pipeline reste lisible
⬜ Les règles sont compréhensibles
⬜ Le feedback est rapide
⬜ Les alertes sont priorisées
⬜ Quelqu’un est responsable de l’outil
⬜ Le rollback est simple
⬜ L’outil peut être supprimé sans douleur
Si plusieurs cases restent vides…
ce n’est probablement pas le bon outil.
Pour conclure
DevOps n’est pas une collection d’outils.
C’est une discipline d’ingénierie et de collaboration.
Les meilleures plateformes que j’ai vues :
avaient moins d’outils,
mais mieux choisis,
mieux expliqués,
réellement utilisés.
Le meilleur outil DevOps est celui que les équipes utilisent vraiment.
💬 À vous
Quel outil DevOps avez-vous retiré… et qui a amélioré votre plateforme ?
(Oui, retiré. Pas ajouté.)
Top comments (0)