Une marque de produit dispose d’un atout narratif évident : l’objet existe, on le voit, on le tient, on le compare. Une marque de service part d’un terrain plus glissant. Conseil, formation, maintenance, accompagnement, plateforme logicielle, agence : l’offre ne se montre pas, elle se vit. Elle n’a ni forme ni couleur, et le client n’en perçoit souvent que le résultat, parfois bien après l’achat.
C’est précisément là que le storytelling de service devient un levier décisif : il donne un contour à une promesse qui, par nature, échappe au regard. Pourquoi l’immatériel résiste au récit Le récit de marque s’appuie habituellement sur des points d’appui concrets : un produit que l’on déballe, un lieu que l’on visite, un geste que l’on reproduit. Le service prive le narrateur de ces ancrages.
La prestation se déroule dans le temps, dépend des personnes qui l’exécutent, et varie d’un client à l’autre. Deux missions identiques sur le papier peuvent produire deux expériences très différentes selon l’interlocuteur, le contexte et la maturité de l’organisation accompagnée. Cette variabilité crée une difficulté de fond.
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Storytelling de service : raconter ce qui ne se voit pas
Source: on-storytelling.fr
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