L'essentiel en une minute
Le match AWS vs Azure vs Google Cloud ne se joue plus sur le catalogue : les trois proposent les mêmes briques de base, à des prix affichés proches pour le calcul, moins pour le réseau. Pour un développeur ou une petite entreprise, la différence se fait sur quatre points concrets : l'offre gratuite, le prix du trafic sortant, la présence d'une région en France et l'écosystème que vous utilisez déjà.
Ce guide compare les trois fournisseurs à partir de leurs propres pages de tarifs et de documentation, lues le 12 octobre 2026, et des chiffres de marché de Synergy Research Group. C'est une synthèse de sources publiques : nous n'avons déployé aucune machine ni mesuré aucune performance.
Points clés
- Au deuxième trimestre 2026, Amazon détient 28 % du marché mondial des services d'infrastructure cloud, Microsoft 20 % et Google 15 %, selon Synergy Research Group.
- Une machine de 2 vCPU et 4 Go coûte 0,0472 $ l'heure à Paris chez AWS (t3.medium) comme chez Azure (B2s), et environ 0,0389 $ chez Google Cloud (e2-medium), soit environ 34 $ contre 28 $ par mois.
- Le trafic sortant vers Internet coûte 0,09 $ le Go chez AWS et 0,087 $ chez Azure après 100 Go gratuits par mois. Chez Google Cloud, le niveau réseau par défaut (Premium) est à 0,12 $ le Gio vers l'Europe ; le niveau Standard, à activer, est à 0,085 $ après 200 Gio gratuits.
- Les crédits d'essai diffèrent beaucoup : 200 $ sur 30 jours chez Azure, 300 $ sur 90 jours chez Google Cloud, jusqu'à 200 $ sur 6 mois chez AWS.
- Les trois ont une région à Paris. La machine gratuite permanente de Google Cloud, elle, n'existe que dans trois régions américaines.
Parts de marché : qui pèse quoi
Amazon reste premier, mais Microsoft et Google croissent plus vite. Au deuxième trimestre 2026, les parts de marché mondiales sont de 28 % pour Amazon, 20 % pour Microsoft et 15 % pour Google, d'après Synergy Research Group (communiqué du 30 juillet 2026). Les trois réunis pèsent 63 % du marché, et 67 % si l'on ne compte que le cloud public.
Le marché lui-même accélère. Le même communiqué chiffre les dépenses des entreprises en services d'infrastructure cloud à 143 milliards de dollars sur le trimestre, en hausse de 43 % sur un an, le rythme le plus élevé depuis huit ans. Sur douze mois glissants, le total atteint 500 milliards de dollars. Synergy attribue cette poussée à l'IA générative, dont les services cloud dédiés progressent de 165 % sur un an.
John Dinsdale, analyste en chef de Synergy Research Group, le résume ainsi : « L'IA a mis le feu au marché du cloud et entraîne désormais une croissance sans précédent » (notre traduction de : "AI technology has lit a fire under the cloud market and is now driving unprecedented growth"). Le communiqué précise qu'Amazon garde une avance nette, mais que Microsoft et Google affichent des taux de croissance sensiblement supérieurs.
L'ancienne version de cet article citait 31 %, 24 % et 11 %. Ces chiffres ne correspondent plus au dernier relevé de Synergy. Ils provenaient d'une autre période et ne sont pas comparables point par point.
Ce que cela change pour vous : une part de marché ne dit rien de la qualité d'un service. Elle donne un indice, pas une mesure, du volume d'offres d'emploi et de la quantité de tutoriels, de réponses et de modules open source disponibles quand vous êtes bloqué.
AWS vs Azure vs Google Cloud : les services équivalents
Pour les besoins courants, chaque service d'un fournisseur a son équivalent chez les deux autres. Le tableau ci-dessous reprend la correspondance publiée par Google dans sa documentation de comparaison des services (page datée du 3 décembre 2024), complétée par les noms actuels relevés sur les sites des éditeurs le 12 octobre 2026.
| Besoin | AWS | Azure | Google Cloud |
|---|---|---|---|
| Machines virtuelles | Amazon EC2 | Azure Virtual Machines | Compute Engine |
| Stockage objet | Amazon S3 | Azure Blob Storage | Cloud Storage |
| Base SQL gérée | Amazon RDS | Azure SQL Database | Cloud SQL |
| Fonctions serverless | AWS Lambda | Azure Functions | Cloud Run functions |
| Conteneurs serverless | AWS App Runner, AWS Fargate | Azure Container Apps | Cloud Run |
| Kubernetes géré | Amazon EKS | Azure Kubernetes Service (AKS) | Google Kubernetes Engine (GKE) |
| Entrepôt de données | Amazon Redshift | Azure Synapse Analytics | BigQuery |
| Plateforme d'IA générative | Amazon Bedrock | Microsoft Foundry | Gemini Enterprise Agent Platform |
Deux lignes demandent une précision. Côté IA, les noms bougent vite : l'adresse historique de Vertex AI renvoie aujourd'hui vers la page Gemini Enterprise Agent Platform, et Microsoft présente son offre sous le nom Microsoft Foundry. Vérifiez donc le nom du jour avant de chercher une documentation.
Côté Kubernetes, le plan de contrôle, c'est-à-dire les serveurs qui pilotent le cluster, se paie à part des machines. Amazon EKS facture 0,10 $ par cluster et par heure (tarifs EKS). GKE applique le même tarif, mais offre 74,40 $ de crédit mensuel par compte de facturation, soit l'équivalent d'un cluster zonal ou Autopilot (tarifs GKE). AKS propose un niveau Free sans engagement de disponibilité, où l'on ne paie que les ressources sous-jacentes (tarifs AKS).
Si vous n'avez jamais construit d'image, commencez par Docker pour débutants, puis lisez Kubernetes pour débutants.
À retenir : aucun des trois ne vous privera d'une brique essentielle. Le choix se fait ailleurs.
Offres gratuites et crédits d'essai
Les trois offres gratuites n'ont ni le même montant, ni la même durée, ni la même logique. Voici ce que chaque éditeur affiche sur sa propre page le 12 octobre 2026.
| AWS | Azure | Google Cloud | |
|---|---|---|---|
| Crédit de bienvenue | 100 $, plus jusqu'à 100 $ à gagner | 200 $ | 300 $ |
| Durée du crédit | 6 mois | 30 jours | 90 jours |
| Gratuit pendant 12 mois | Non relevé | Plus de 20 services | Non relevé |
| Gratuit en permanence | Plus de 30 services | Plus de 65 services | Plus de 20 produits |
| Source | Page AWS Free Tier | Compte gratuit Azure | Offre gratuite Google Cloud |
Chez AWS, la formule a changé par rapport à ce que décrivait l'ancienne version de cet article. À l'inscription, vous choisissez entre un compte gratuit et un compte payant. Le compte gratuit se ferme de lui-même au bout de six mois, ou plus tôt si les crédits sont épuisés, et certains services n'y sont pas accessibles (documentation AWS Free Tier). L'avantage : aucune facture ne peut tomber tant que vous ne passez pas au compte payant.
Chez Azure, le crédit est le plus court : 200 $ à dépenser en 30 jours. La page précise que la carte bancaire n'est pas débitée pendant l'essai. Le reste de l'offre repose sur des quotas mensuels, pendant douze mois pour une vingtaine de services, sans limite de durée pour les autres.
Chez Google Cloud, le crédit de 300 $ est valable 90 jours, et les quotas permanents ne sont pas décomptés de ce crédit (documentation de l'essai gratuit). Parmi ces quotas : une machine e2-micro par mois, 5 Go de stockage standard, 2 millions de requêtes Cloud Run et 1 To de requêtes BigQuery.
Un piège concerne directement un lecteur français. La machine e2-micro gratuite n'est proposée que dans trois régions américaines : Oregon, Iowa et Caroline du Sud. Le quota de stockage gratuit est limité aux mêmes régions. Une machine lancée à Paris est facturée dès la première heure.
En pratique : pour apprendre sans risque de facture, le compte gratuit d'AWS est le plus protecteur, puisqu'il se ferme de lui-même. Google et Azure écrivent aussi que rien n'est facturé pendant l'essai, mais nous n'avons pas relu ce qui se passe ensuite pour les ressources laissées en service. Pour un essai court et intensif, les 300 $ de Google Cloud vont le plus loin. Pour héberger un petit projet durablement, regardez plutôt les plateformes de notre comparatif d'hébergement cloud pour développeurs, souvent plus simples que les trois géants.
Le prix d'une petite VM à Paris
À configuration proche, AWS et Azure affichent le même prix à Paris, et Google Cloud est environ 18 % moins cher. Nous avons comparé une machine partagée de 2 vCPU et 4 Go de mémoire, sous Linux, à la demande, sans engagement, dans la région parisienne de chaque fournisseur.
| Fournisseur | Type de machine | Région | Prix horaire | Prix sur 730 heures |
|---|---|---|---|---|
| AWS | t3.medium | Europe (Paris), eu-west-3 | 0,0472 $ | 34,46 $ |
| Azure | B2s | France Central | 0,0472 $ | 34,46 $ |
| Google Cloud | e2-medium | Paris, europe-west9 | 0,038866 $ | 28,37 $ |
Prix hors taxes, en dollars, relevés le 12 octobre 2026 sur la page de tarifs d'Amazon EC2, la page de tarifs des machines virtuelles Azure et la page de tarifs de Compute Engine. Le mois de 730 heures est celui que Google utilise sur sa page. Pour AWS et Azure, nous avons multiplié le prix horaire par 730. Pour Google, 28,37 $ est le montant mensuel affiché sur la page, à côté d'un prix horaire de 0,038866 $.
Trois réserves avant de conclure. Ces machines sont toutes à performance variable, c'est-à-dire que leur processeur partagé ne donne sa pleine puissance que par à-coups : elles conviennent à un site ou à une API peu sollicités, pas à une charge soutenue. Le disque, l'adresse IP publique et le trafic sortant s'ajoutent à la facture. Et la région compte : la même e2-medium coûte 0,0335 $ l'heure dans l'Iowa, soit environ 14 % de moins qu'à Paris.
L'engagement change aussi le calcul. Sur la page de Google, la e2-medium parisienne descend à 0,0280 $ l'heure avec un engagement flexible d'un an, soit 28 % de moins, et à 0,0175 $ avec un engagement de trois ans sur la ressource, soit 55 % de moins. AWS et Azure ont des mécanismes comparables, que nous n'avons pas chiffrés.
Notre calcul. Une machine allumée en permanence pendant un an coûte environ 414 $ chez AWS ou Azure (34,46 $ × 12) et 340 $ chez Google Cloud (28,37 $ × 12). L'écart est d'environ 73 $ par an et par machine, avant disque et réseau.
Notre lecture : sur une seule petite machine, la différence de prix ne justifie pas à elle seule de changer de fournisseur. Elle devient significative à partir de quelques dizaines de machines, ou quand le réseau entre dans l'équation.
Le trafic sortant, la ligne qui surprend
Les données qui entrent sont gratuites chez les trois, celles qui sortent vers Internet se paient au gigaoctet. C'est le poste qui diffère le plus d'un fournisseur à l'autre.
| Fournisseur | Quota gratuit mensuel | Prix ensuite, depuis Paris | Source |
|---|---|---|---|
| AWS | 100 Go, tous services et régions confondus | 0,09 $ le Go jusqu'à 10 To | Tarifs EC2, transfert de données |
| Azure | 100 Go | 0,087 $ le Go jusqu'à 10 To (réseau Microsoft), 0,08 $ (routage par Internet) | Tarifs de bande passante Azure |
| Google Cloud, niveau Premium | Non relevé | 0,12 $ le Gio jusqu'à 1 Tio vers l'Europe | Tarifs réseau Google Cloud |
| Google Cloud, niveau Standard | 200 Gio | 0,085 $ le Gio jusqu'à 10 Tio | Même page |
Chez Google Cloud, tout dépend du niveau de service réseau. Le niveau Premium, appliqué par défaut, fait transiter le trafic par le réseau privé de Google. Le niveau Standard passe par l'Internet public et doit être choisi explicitement. Google affiche ses prix en gibioctets (Gio). Si les Go d'AWS et d'Azure sont bien décimaux, l'unité de Google est environ 7 % plus grande : la comparaison au centime près n'a donc pas de sens.
Notre calcul. Pour 500 Go sortants par mois depuis Paris : chez AWS, 400 Go facturés à 0,09 $, soit 36 $. Chez Azure, 400 Go à 0,087 $, soit 34,80 $. Chez Google Cloud en Premium, 500 Gio à 0,12 $, soit 60 $, en supposant qu'aucun quota gratuit ne s'applique. En Standard, 300 Gio à 0,085 $, soit 25,50 $. Ce calcul traite 500 Go et 500 Gio comme un même volume.
Sur cet exemple, le trafic coûte autant ou plus que la machine chez AWS, chez Azure et en Premium chez Google ; seul le niveau Standard de Google reste en dessous (25,50 $ contre 28,37 $). Deux mentions des pages officielles méritent d'être connues. AWS écrit que les clients de l'Union européenne peuvent demander des tarifs de transfert réduits pour les cas éligibles au règlement européen sur les données (Data Act). AWS et Azure indiquent tous deux offrir le trafic sortant aux clients qui rapatrient l'ensemble de leurs données pour quitter la plateforme.
Verdict : si votre projet sert des vidéos, des images lourdes ou des sauvegardes, chiffrez le trafic sortant avant la machine.
Régions en France et en Europe
Les trois fournisseurs ont une région en Île-de-France, ce qui règle la question de la latence et de la localisation des données pour la plupart des projets. Le détail varie.
| AWS | Azure | Google Cloud | |
|---|---|---|---|
| Région en France | Europe (Paris), eu-west-3 | France Central (Paris) | Paris, europe-west9 |
| Zones dans la région parisienne | 3 | 3 | 3 |
| Seconde région française | Aucune | France South (Marseille), accès restreint | Aucune |
| Régions dans le monde | 39 régions, 124 zones | Non relevé | 43 régions, 130 zones |
Les chiffres mondiaux viennent de la page infrastructure mondiale d'AWS et de la page des emplacements Google Cloud, cette dernière mise à jour le 5 octobre 2026. Ce sont des décomptes des éditeurs, qui ne définissent pas tous une région de la même façon. Les trois zones parisiennes sont celles qu'indiquent la liste des régions d'AWS, la liste des régions d'Azure et la page des régions et zones de Compute Engine, qui énumère europe-west9-a, b et c.
En Europe, la liste des régions d'AWS compte huit régions : Francfort, Irlande, Londres, Milan, Paris, Espagne, Stockholm et Zurich. Les grilles tarifaires de Google en affichent treize, dont Paris, Francfort, Berlin, Madrid, Milan, Turin, Varsovie, Zurich et Stockholm.
Chez Azure, la liste officielle des régions précise que France South, à Marseille, est une région à accès restreint, réservée à des scénarios particuliers comme la reprise après sinistre. Pour un nouveau projet, seule France Central est réellement disponible.
Une région en France ne règle pas la question de la souveraineté. Les trois fournisseurs sont américains, et l'hébergement à Paris ne suffit pas, à lui seul, à écarter l'application du droit américain à l'opérateur ; c'est un point à faire trancher par un juriste. AWS met en avant un AWS European Sovereign Cloud, présenté comme un cloud indépendant pour l'Europe.
Verdict : pour une application destinée à des utilisateurs français, les trois se valent sur la géographie. Vérifiez seulement que le service précis dont vous avez besoin est bien ouvert dans la région parisienne.
Les points forts par cas d'usage
Le bon choix dépend moins du fournisseur que de votre point de départ. Les recommandations qui suivent sont notre lecture des éléments ci-dessus, pas le résultat d'essais.
| Votre situation | Choix de départ raisonnable | Pourquoi |
|---|---|---|
| Vous cherchez un premier emploi cloud | AWS | Première part de marché, donc vraisemblablement le plus de postes et de ressources |
| Votre entreprise vit dans Microsoft 365 | Azure | Un seul annuaire d'identités, des comptes déjà gérés dans le même annuaire |
| Vous faites de la donnée ou de l'analytique | Google Cloud | BigQuery inclut 1 To de requêtes gratuites par mois |
| Vous voulez apprendre Kubernetes à moindre coût | Google Cloud ou Azure | Crédit GKE de 74,40 $ par mois, niveau Free d'AKS |
| Vous servez beaucoup de fichiers | AWS, Azure ou Google Cloud en niveau Standard | 100 Go gratuits puis 0,09 $ (AWS) ou 0,087 $ (Azure) ; 200 Gio gratuits puis 0,085 $ en Standard chez Google, à activer explicitement. Évitez le niveau Premium par défaut de Google (0,12 $). |
| Vous lancez un site ou une API simple | Aucun des trois | Une plateforme gérée suffit souvent |
Sur l'IA, aucun des trois n'est en retrait, mais chacun pousse ses propres modèles et partenaires. Avant de choisir un cloud pour cette raison, comparez d'abord les modèles eux-mêmes : notre comparatif ChatGPT, Claude et Gemini et notre guide du RAG vous y aideront.
La dernière ligne du tableau est la plus importante pour une petite structure. Un hyperscaler, c'est-à-dire un fournisseur de cloud d'échelle mondiale comme ces trois-là, apporte de la puissance et de la souplesse, mais aussi une facturation à la ligne et une gestion fine des droits d'accès. Si votre besoin tient en un dépôt Git et une base de données, un pipeline bien construit vers une plateforme gérée sera plus rapide à mettre en place. Notre guide pour automatiser ses déploiements décrit cette approche.
Le multicloud, enfin, n'est pas un objectif pour une petite équipe. Gardez plutôt votre application portable : conteneurs standards, base PostgreSQL ou MySQL classique, infrastructure décrite en code.
Lequel apprendre en premier
Si vous n'avez aucune contrainte, apprenez AWS en premier : c'est le plus utilisé par les développeurs. Dans l'enquête 2025 de Stack Overflow, 43,3 % des répondants à la question sur les plateformes cloud déclarent avoir utilisé AWS, contre 26,3 % pour Microsoft Azure et 24,6 % pour Google Cloud, sur 24 473 réponses (Stack Overflow Developer Survey 2025).
Ce chiffre mesure un usage déclaré, pas une part de marché. Plusieurs réponses étaient possibles, et les répondants de Stack Overflow ne sont pas un échantillon représentatif des développeurs français. L'édition 2026 de l'enquête est en ligne, mais nous n'y avons pas retrouvé le détail par fournisseur.
Deux exceptions à cette règle :
- Vous travaillez déjà dans un environnement Microsoft. Apprenez Azure : vous l'utiliserez dès le lundi suivant, ce qui vaut mieux qu'un savoir théorique.
- Vous visez la donnée ou l'apprentissage automatique. Google Cloud est un point d'entrée cohérent, et son essai de 300 $ laisse le temps de construire un vrai projet.
Pour valider ces compétences, le choix d'un examen dépend du fournisseur retenu. Nous ne détaillons pas ce sujet ici : notre guide des certifications cloud AWS, Azure et GCP y est consacré. Et pour situer ce que ces compétences rapportent, voyez notre grille des salaires des développeurs en France.
Verdict : dans le duel AWS vs Azure vs Google Cloud, le meilleur premier cloud est celui que vous utiliserez vraiment dans les trois prochains mois. À défaut de contrainte, AWS reste le pari le plus prudent.
Ce que nous n'avons pas pu vérifier
Un comparatif de prix vieillit vite, et certaines informations nous ont échappé. Les éléments suivants sont absents ou incertains :
- Les performances réelles. Nous n'avons lancé aucune machine. À nombre de vCPU égal, les processeurs et les règles de performance variable diffèrent d'un fournisseur à l'autre.
- Les prix en euros et la TVA. Tous les montants sont en dollars hors taxes, tels qu'affichés. La facture réelle dépend du taux de change appliqué par l'éditeur.
- Le nombre total de régions Azure. La page consultée ne donne pas de décompte, et nous n'avons pas voulu en reconstituer un.
- Le quota gratuit du niveau Premium de Google depuis Paris. Nous n'en avons relevé aucun, et notre calcul suppose qu'il n'y en a pas.
- Le détail des services gratuits d'AWS et d'Azure. Les pages annoncent plus de 30 et plus de 65 services, sans que nous ayons relu chaque quota.
- Les remises sur engagement d'AWS et d'Azure, non chiffrées ici.
- L'état de disponibilité de l'AWS European Sovereign Cloud. La page consultée ne précise ni la date ni la région.
- Les parts de marché en France ou en Europe. Le communiqué de Synergy ne donne que des chiffres mondiaux.
- Les offres dites souveraines de Microsoft et de Google, non examinées.
- Le nombre d'offres d'emploi par fournisseur en France. Nos remarques sur l'emploi reposent sur les parts de marché et sur l'usage déclaré, pas sur des données de recrutement.
- L'usage par fournisseur en 2026 chez les développeurs. Le chiffre cité vient de l'enquête Stack Overflow 2025.
Questions fréquentes
Quel est le cloud le moins cher entre AWS, Azure et Google Cloud ?
Cela dépend du poste de dépense. Pour une machine de 2 vCPU et 4 Go à Paris, Google Cloud affiche 28,37 $ par mois contre 34,46 $ pour AWS et Azure, d'après leurs pages de tarifs du 12 octobre 2026. Pour le trafic sortant, tout dépend du niveau réseau de Google : 0,12 $ le Gio vers l'Europe en Premium, le niveau par défaut, contre 0,09 $ le Go chez AWS et 0,087 $ chez Azure. En Standard, à activer, Google descend à 0,085 $ après 200 Gio gratuits.
Peut-on utiliser AWS, Azure ou Google Cloud gratuitement ?
Oui, dans des limites précises. AWS donne jusqu'à 200 $ de crédits sur 6 mois, Azure 200 $ sur 30 jours et Google Cloud 300 $ sur 90 jours, selon les pages d'offre gratuite d'AWS, d'Azure et de Google Cloud. Chacun ajoute des quotas mensuels permanents. Créez une alerte de budget dès l'ouverture du compte.
Les trois fournisseurs ont-ils des centres de données en France ?
Oui. AWS exploite la région Europe (Paris), Azure la région France Central à Paris et Google Cloud la région europe-west9 à Paris. Azure liste aussi France South à Marseille, mais sa documentation la signale comme une région à accès restreint.
Faut-il apprendre AWS, Azure ou Google Cloud en 2026 ?
Sans contrainte particulière, AWS : Amazon détient 28 % du marché selon Synergy Research Group et arrive en tête des usages déclarés dans l'enquête Stack Overflow 2025. Si votre employeur utilise déjà Azure ou Google Cloud, apprenez celui-là : la pratique quotidienne compte plus que le classement.
À propos de l'auteur
Abdelilah Ourti est ingénieur IA et architecte logiciel. Il conçoit et déploie des applications web et des systèmes d'IA, et publie sur NeurauTech des guides et des comparatifs destinés aux développeurs francophones. Ses autres articles sont réunis sur sa page auteur.
Méthode. Synthèse de recherche fondée exclusivement sur des sources publiques : pages de tarifs, d'offres gratuites et de documentation d'AWS, de Microsoft Azure et de Google Cloud, communiqué de Synergy Research Group, enquête Stack Overflow. Les prix ont été lus le 12 octobre 2026, en dollars hors taxes, pour la région parisienne de chaque fournisseur. Les chiffres annoncés par les éditeurs sont signalés comme tels. Les citations issues de sources en anglais sont traduites par nos soins. Aucun essai n'a été mené, aucun lien n'est affilié et aucune relation commerciale ne lie l'auteur aux fournisseurs mentionnés.
Une erreur ou un prix périmé ? Écrivez à contact@neurautech.com : l'article sera corrigé et la date de mise à jour modifiée.
Dernière mise à jour : 12 octobre 2026.
Image : Paul Hanaoka (Unsplash License).


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