La page équipe avec des photos de trois années différentes n'existe pas par manque de budget. Elle existe parce que réunir quarante personnes dans une salle le même jour est plus difficile qu'il n'y paraît.
Quarante agendas. Une salle. Quelqu'un qui sache tenir un appareil. Et au minimum six personnes qui décaleront deux fois.
C'est la vraie raison, et elle explique pourquoi le problème revient tous les deux ans.
Les variables qui décident de la solution
Le taux de renouvellement. Une équipe stable de trente personnes peut faire venir un photographe tous les trois ans sans souci. Avec 20% de rotation annuelle, un cinquième des visages change chaque année, et il faut un processus reproductible plutôt qu'un événement. Sans quoi la mosaïque finit par mélanger des lumières de saisons différentes.
Qui travaille à distance. La réponse honnête de la plupart des entreprises est "on verra plus tard", ce qui veut dire jamais, et la partie distante de l'équipe se retrouve avec des photos de vacances sur la page.
Qui refuse. Il y a toujours quelqu'un. Timidité, motifs religieux, une période qu'on ne souhaite pas documenter. Un processus qui n'accepte pas le refus produit des trous, et un trou attire plus l'attention qu'une photo dépareillée.
Soignez le substitut : des initiales sur fond coloré fonctionnent ; la silhouette grise générique se lit comme "il manque quelqu'un ici".
Où ça se passe. La salle de réunion avec la grande baie vitrée est la réponse par défaut, et la lumière y varie de plusieurs diaphragmes entre la session de neuf heures et celle de seize. Soit on maîtrise la lumière, soit la mosaïque ne tiendra pas.
Pourquoi la cohérence prime sur la qualité
Une mosaïque où chaque photo est bonne isolément et où aucune ne s'accorde à la suivante paraît pire que quarante photos moyennes qui vont ensemble. L'œil repère un ensemble très vite, et lit l'incohérence comme de la négligence.
C'est un changement de métrique : à l'échelle, ce qu'il faut mesurer est la variance, pas la qualité moyenne. La manière dont ça se traite en pratique est dans les photos pour équipes.
Le volet administratif
Les tarifs au volume sont en général la partie facile. Ce qu'il faut regarder avant, c'est qui possède les fichiers et sous quelle licence, parce que beaucoup de photographes cèdent un usage et non une propriété, et cela compte le jour où le marketing veut un recadrage pour autre chose.
Si vous faites ça régulièrement pour des clients, il y a le programme partenaires. Et si c'est un cadeau, pour un diplôme ou un changement de poste, les cartes cadeaux évitent d'avoir à réclamer les selfies de la personne avant de pouvoir lui offrir quoi que ce soit.
Qui est derrière tout ça : à propos.
La question qui range le reste
Combien de nouvelles personnes arrivent par an ? Si la réponse dépasse un dixième, il vous faut un processus et non une séance. Presque tout le reste en découle.
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