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Arnaud Gaches
Arnaud Gaches

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OpenAI a perdu 22 points en 12 mois : Le marché IA se recompose.

Il y a 12 mois, ChatGPT représentait 87% du marché de l'IA conversationnelle. Aujourd'hui : 64%. Pendant ce temps, Copilot de Microsoft — malgré 13 milliards investis et une touche dédiée sur votre clavier — stagne à 1.1%. Comment on en est arrivé là et comment ça va finir ?


1. OpenAI : l'érosion pas si silencieuse

Les chiffres parlent d'eux-mêmes :

Période ChatGPT Gemini DeepSeek Grok Perplexity Claude Copilot
Jan 2025 86.7% 5.7% 1.9% 1.5% 1.5%
Juil 2025 78.6% 8.6% 4.8% 2.1% 1.6% 1.5% 1.1%
Oct 2025 74.1% 12.9% 3.7% 2.0% 2.4% 2.0% 1.2%
Dec 2025 68.0% 18.2% 3.9% 2.9% 2.1% 2.0% 1.2%
Jan 2026 64.5% 21.5% 3.7% 3.4% 2.0% 2.0% 1.1%

Source : SimilarWeb Global AI Tracker [1], trafic web mensuel. Exclut apps mobiles, clients desktop et intégrations embarquées — les parts réelles de Copilot et Gemini sont probablement supérieures. Couverture : Fortune [2], SEJ [3].

-22 points en 12 mois.

Un rythme constant de 5 à 6 points par trimestre.

Si le rythme se maintient (ce qui suppose qu'aucun effet plancher ne freine l'érosion) ChatGPT passerait sous les 50% avant fin 2026. Et les utilisateurs ne partent pas chez Copilot comme on aurait pu le penser vu le partenariat historique Microsoft-OpenAI.

Où vont les utilisateurs ?

Chez Google. Gemini a quadruplé en 12 mois. Le reste — DeepSeek, Grok, Perplexity, Claude — progresse lentement mais semble s'installer durablement.

Et derrière l'érosion, un problème de modèle économique.

900 millions d'utilisateurs hebdomadaires en janvier 2026 [4] — impressionnant.

Combien paient pour le service ? Environ 20 à 35 millions d'abonnés [5], soit moins de 5% de la base. L'immense majorité utilise ChatGPT gratuitement. L'introduction de publicités en février 2026 [6] (réservées aux utilisateurs gratuits et "Go") confirme le diagnostic :

OpenAI vise 1 milliard de revenus publicitaires en 2026 [7], 25 milliards d'ici 2029.

Quand vous ajoutez des pubs, c'est que les abonnements ne suffisent pas.

Et le poste de coût est colossal :

OpenAI ne possède pas d'infrastructure en propre. Ils dépensent 8.7 milliards en inférence Azure rien que sur les trois premiers trimestres 2025 [8], un backlog de 281 milliards de revenus engagés envers Microsoft dont 250 milliards ajoutés par le nouveau contrat d'octobre 2025 [9]. Rajoutez enfin l'IA générative — Sora, DALL-E, génération vidéo — qui consomme des ressources de calcul bien supérieures au texte.

Résultat : 14 milliards de pertes projetées en 2026 [10] et une rentabilité espérée... pas avant 2030 [11].

Un analyste estime qu'OpenAI pourrait être à court de cash dès mi-2027 sans nouvelle levée [12].

En bref, OpenAI brûle beaucoup trop de cash, sans infrastructure en propre, perd des parts, et voit son partenaire historique Microsoft se tourner vers la concurrence. Les controverses de gouvernance — dissolution de l'équipe de sécurité IA [55], départs en cascade, et le rapport "OpenAI Files" documentant les promesses brisées [56] — n'aident pas à inverser la tendance.

2. Copilot, un parfum de Windows Me

Note : Copilot ne doit pas être confondu avec GitHub Copilot, l'outil d'assistance au code — qui lui rencontre un beau succès : 20 millions d'utilisateurs [27], 42% du marché du code assist IA [28], 90% du Fortune 100.

C'est peut-être le chiffre le plus mauvais du tableau : 1.1%.
Microsoft a pourtant énormément dépensé :

13 milliards USD engagés dans OpenAI, dont 11.6 effectivement versés : un investissement qui a coûté 3.1 milliards de perte nette à Microsoft [14].

Intégration dans Windows 11, Edge, Office 365, Teams.

Touche physique sur les claviers [15], une première depuis 30 ans, depuis la touche Windows en 1994. Lenovo, Dell, HP, Asus, Samsung ont embarqué [16].

Résultat : 1.5% → 1.1% en 12 mois.
Ça baisse.
Après un pic mi-2025 (+19% de trafic en septembre), Copilot s'est effondré en décembre (-19%).

Comme si les gens avaient essayé... et n'avaient pas été convaincus.

Pendant ce temps, Grok — sans intégration système, sans touche dédiée — a ajouté en un mois presque la moitié de la part totale de Copilot.

Le silence de Microsoft est éloquent.

Aucun chiffre d'adoption publié pour Windows 11. Pourtant, Copilot affiche 71 000+ avis sur le Microsoft Store (contre 2 000 pour ChatGPT) — ça reflète quelque chose de significatif.
Comme le note WindowsLatest [17] : "If Copilot were popular on Windows 11, Microsoft would have bragged about it."

Le parallèle avec Windows Me n'est pas gratuit.
Un produit poussé sur le marché pour combler un trou dans la gamme, que tout le monde a contourné en attendant mieux (#1 pire produit Microsoft et #4 des pires produits tech de l'histoire selon PCWorld [19]).

Copilot dans Windows 11, c'est la même logique : un produit forcé dans un écosystème que les utilisateurs ignorent ou désactivent.

Et l'écosystème en question n'est pas en grande forme non plus. Windows 11 lui-même peine à convaincre : après avoir brièvement dépassé Windows 10 mi-2025, sa part a reculé de 55% à 50.7% en deux mois [20] [21].
L'IA omniprésente y est pour beaucoup : Copilot injecté dans Notepad, Paint, l'Explorateur de fichiers, la barre des tâches — au point que des outils de "debloat" comme Winslop [22] ont émergé pour purger les fonctionnalités IA.

En janvier 2026, Microsoft a fini par admettre que Windows 11 "avait déraillé" et promis de réduire les intégrations Copilot [23].

Les utilisateurs préfèrent migrer de Windows 10 vers ... Linux. 11% de parts de marché en France [25], 4.7% au niveau mondial [26].

Quand vos utilisateurs préfèrent changer d'OS plutôt que d'accepter votre IA, le message est tout aussi clair.

Le signal le plus révélateur vient de l'intérieur.
En février 2026, Microsoft a ouvert ses équipes à tous les outils IA du marché — Claude Code, Cursor, et autres — en leur demandant de comparer.
Résultat : les ingénieurs Microsoft ont plébiscité Claude Code [24].

Quand les propres équipes de Microsoft préfèrent la concurrence, c'est un signal difficile à ignorer.

Copilot cumule tout ce qui peut mal tourner : un produit imposé dans un OS qui perd lui-même du terrain, un investissement de 13 milliards pour 1.1% de part de marché, et des équipes internes qui préfèrent la concurrence. En bref, le Windows Me de l'IA.


3. Mon pari : le marché IA de 2027 en 4 piliers

Les chiffres de janvier 2026 ne montrent pas juste un déclin d'OpenAI. Pour moi, ils montrent la restructuration d'un marché autour de quatre modèles économiques distincts.

Pilier 1 — Google/Gemini : le généraliste dominant

De 5.7% à 21.5% en 12 mois. La trajectoire est claire.

Google n'a même pas besoin d'avoir le meilleur modèle. Il lui suffit d'être assez bon et présent partout. 3 smartphones sur 4 tournent sous Android. 2 navigateurs sur 3 sont Chrome. 9 recherches sur 10 passent par Google.

Gemini s'injecte progressivement dans tout : il remplace Google Assistant sur Android, apparaît dans Search via AI Overviews (100+ pays), et s'intègre dans Gmail, Docs et Sheets. Résultat : 650 millions d'utilisateurs actifs mensuels en octobre 2025, +44% en trois mois (SimilarWeb).

Ajoutez l'infrastructure de datacenters avec processeurs dédiés TPU déjà installés et les compétences accumulées depuis 2014 via DeepMind. Là où OpenAI brûle 8.7 milliards par an en location d'infrastructure Azure, Google fait tourner ses modèles sur ses propres puces, dans ses propres datacenters — un avantage structurel de coût sur ses concurrents (Azure et AWS tentent d'ailleurs de rattraper le retard à marche forcée).

Google avait raté le démarrage de la vague LLM. Mais à horizon 2027, Gemini paraît être le favori naturel sur le grand public — et un argument supplémentaire pour aller vers l'écosystème Google.
Et 2e effet : en intégrant l'IA directement dans Search via AI Overviews, Google protège son moteur de recherche plutôt que de se faire cannibaliser par les chatbots concurrents — une position qui devient défensive sur son coeur de business en plus d'offensive sur l'IA.

C'est d'ailleurs ce qui rend pour moi Google si pertinent dans cette course : contrairement à OpenAI et Anthropic qui doivent créer un modèle économique rentable de zéro, Google a surtout à défendre un business existant à 300 milliards de revenus publicitaires tout en y greffant l'IA.

Pilier 2 — Anthropic/Claude : le premium pour les pros

2% de part de marché web. Ça paraît dérisoire. Mais qui sont ces 2% ?

Anthropic n'a pas vraiment cherché le grand public. Le positionnement est délibérément "de niche" : assistance au code, usage professionnel, tâches complexes. Pas de campagne marketing massive, pas d'intégration forcée dans un OS; limitations des usages gratuits.

Le revenu vient des API B2B et des abonnements pro — ce qui explique le décalage entre la part de marché visible et les chiffres financiers.

Et pourtant : 14 milliards USD d'ARR début 2026 [29], dont une part majoritaire via les API B2B — et 2.5 milliards pour Claude Code seul (chiffre presse, non confirmé officiellement). Valorisation : 380 milliards USD (Series G, février 2026) [29].

Projection 2028 : 70 milliards de revenus [31].

La réputation s'est construite sur la qualité des modèles — Claude Sonnet 4.5 fait régulièrement partie du top des classements développeurs (LMSYS Chatbot Arena [32]) — puis sur Claude Code, qui a capté une audience pro prête à payer. Jusqu'à convaincre les ingénieurs de Microsoft eux-mêmes (cf. section Copilot) — le marketing d'Anthropic les remercie de cette pub gratuite.

Le contraste avec OpenAI est saisissant quand on regarde le revenu par utilisateur.
OpenAI génère environ 20 milliards d'ARR avec 900 millions d'utilisateurs — soit ~22$ par utilisateur et par an [33] [4].

Anthropic génère 14 milliards d'ARR avec 30 millions d'utilisateurs actifs — soit ~467$ par utilisateur et par an [34] [35].

Un ratio de 1 à 21 — indicateur de mix produit (B2B API vs grand public) autant que de valeur perçue.
C'est ce qui pourrait permettre à Anthropic d'atteindre un équilibre financier bien avant OpenAI et ses 14 milliards de pertes annuelles [10].

En contrepartie : Anthropic ne possède pas d'infrastructure en propre et dépend d'hébergeurs tiers pour ses capacités de calcul. Un point de fragilité à surveiller.

Un peu comme Notion face à Google Docs — moins d'utilisateurs, mais ceux qui restent paient, et beaucoup.

En toute transparence : j'utilise Claude (code) au quotidien. J'ai essayé d'argumenter au maximum mes positions sur ce positionnement "premium pro". À vous de juger si un biais est présent.

Pilier 3 — L'IA locale

Ce pilier n'apparaît dans aucune statistique de trafic web. Et c'est justement ce qui le rend intéressant.

Côté logiciel, les poids lourds (Meta, Google, Microsoft, Mistral) publient des modèles ouverts. Des outils comme Ollama (115k+ stars GitHub) [36] et LM Studio (10M+ téléchargements) rendent l'utilisation triviale.

Côté hardware, ça tourne déjà :

  • Un Mac Mini M4 Pro à 1 400€ fait tourner un modèle 32B en 4-bit à ~14 tokens/s [49] — environ 10 mots par seconde
  • Un cluster de 8 Mac Mini avec Exo [50] a fait tourner DeepSeek V3 — 671 milliards de paramètres [51]
  • Côté mobile, PocketPal [53] fait tourner des modèles 3-4B sur smartphone sans connexion, et un iPhone 17 Pro a atteint 136 tokens/s — environ 95 mots par seconde — sur un petit modèle optimisé INT8 [54]

Les cas d'usage sont concrets : rédaction, résumé de documents, recherche documentaire — le tout en confidentialité totale, hors-ligne, sans abonnement.
Après, j'ai eu beau chercher : on manque encore de données sur l'usage réel au quotidien. Des stars GitHub et des téléchargements donnent une vision de l'adoption d'outils, pas de son usage réel.

La limite reste la puissance : pour les tâches complexes (raisonnement, code, agents), les modèles 30B+ restent nécessaires et ne tournent pas sur un laptop standard. Les hébergeurs (Scaleway, Google, Azure) permettent de faire tourner des modèles ouverts sur infrastructure dédiée — un compromis entre souveraineté et puissance de calcul.

Mais la trajectoire est claire — dans deux ans, un laptop ou un smartphone standard devrait suffire pour les tâches courantes.

Apple est très bien positionné sur ce créneau. Ses puces M* sont déjà parmi les meilleures pour l'inférence locale — Apple publie de la recherche sur l'exécution de LLM avec le M5 [37], et le M5 Ultra attendu mi-2026 promet 80 coeurs GPU.
Et Apple a signé un partenariat sur plusieurs années avec Google en janvier 2026 [38] : Apple peut se servir de Gemini pour ses solutions d'IA (qui a dit Gemini en local sur un Mac ?).

Apple n'est pas le seul : AMD pousse ses Ryzen AI, Qualcomm ses Snapdragon X — tous les fondeurs investissent massivement dans l'inférence locale. La course au "LLM on device" est lancée.

Pilier 4 — L'inconnue chinoise

Un facteur que les stats "mondiales" ne remontent pas : la progression de la technologie chinoise.

Le marché IA chinois est déjà énorme — on ne le voit juste pas
Le Great Firewall cloisonne dans les deux sens : ChatGPT, Claude et Gemini sont inaccessibles en Chine, et les acteurs chinois n'apparaissent pas dans les stats SimilarWeb.
Alibaba (Qwen), Baidu (Ernie), Tencent (Yuanbao), DeepSeek (DeepSeek), ByteDance (Doubao), Moonshot (Kimi) se sont livrés une guerre féroce de conquêtes d'utilisateurs pour le nouvel an lunaire [39].
Résultat : une course à l'innovation (et aux cadeaux) intense, plutôt invisible depuis l'Occident.

Seedance 2.0, le dernier modèle d'IA générative de vidéos a fait parler de lui à Hollywood avec une scène d'action entre Tom Cruise et Brad Pitt des plus réaliste 39-1 39-2.

DeepSeek a déjà prouvé qu'un acteur chinois peut créer un séisme mondial
N°1 de l'App Store iOS US en janvier 2025, 600 milliards de capitalisation Nvidia évaporés en une séance [40], 125 millions d'utilisateurs mensuels en mai 2025 [41]. Sa part hors Chine s'est stabilisée à 3.7%, limitée par les préoccupations de sécurité (données hébergées en Chine) et les contraintes réglementaires des deux côtés.

Et ce n'est pas que du logiciel.
Au CES 2026, 21 des 38 exposants en robotique humanoïde étaient chinois [42].
AgiBot (chinois) est devenu le premier expéditeur mondial de robots humanoïdes avec ~5 000 unités en 2025 [43].

La technologie d'IA chinoise pourrait bien arriver par la robotique — un domaine où ils sont déjà très forts.

On a déjà vu ce scénario.

  • Xiaomi est n°3 mondial en smartphones.
  • DJI tient 70% du marché mondial des drones [44].
  • Dreame et Roborock dominent les robots aspirateurs pendant qu'iRobot — l'inventeur du robot aspirateur — a été revendu [45].
  • Huawei reste incontournable en infrastructure réseau malgré les sanctions.

Le schéma est toujours le même : rapport qualité-prix agressif, domination du volume domestique, investissement R&D massif, puis expansion internationale.

Tous ces produits vont intégrer à terme des fonctionnalités IA, basées sur des moteurs d'IA chinois.

Les solutions chinoises (DeepSeek ou Kimi) [46] sont ce 4e pilier qui va être tiré avec l'adoption de la robotique chinoise.
Mais je manque encore de recul pour pouvoir estimer quand cela va arriver. Je parierais "dans les 5 ans au plus tard".

L'histoire récente montre que face à la qualité et au prix de la tech chinoise, les réticences disparaissent de plus en plus chez les acheteurs européens.

Que deviennent les autres sociétés d'IA ?

  • Mistral (~0.1%) : IA française avec des modèles compétitifs, 14 milliards de valorisation [47] et une croissance de trafic de +420% — mais quasi invisible hors de France en trafic web.
  • Perplexity (2%) : niche sur la recherche augmentée, positionnement clair mais qui ne semble pas avoir le potentiel de croître au-delà de ses 2%.
  • Grok (3.4%) : captif de l'écosystème X/Twitter, croissance dépendante de Musk et de sa base d'utilisateurs.

Ces acteurs partagent deux limites communes :

  • Leur portée est contrainte par leur écosystème d'origine dans lequel ils sont intégrés.
  • Ils n'ont pas la capacité financière des autres acteurs pour s'exposer plus.

Mistral, par exemple, a signé un contrat avec le Ministère des armées français [48].

Pour survivre, ils devront se tailler un marché de niche rentable — avec une croissance plus faible mais stable. Un modèle à la Basecamp plutôt qu'en mode licorne.

Un marché de niche est déjà en train de se structurer : les IDE augmentés par l'IA : Cursor, Windsurf, GitHub Copilot code...

Le pari est d'autant plus facile que le marché des IDE payants existe déjà — JetBrains (IntelliJ, WebStorm, Rider) facture ses abonnements depuis des années.

Passer d'un abonnement JetBrains à un abonnement Cursor, c'est un upgrade naturel, pas un changement de paradigme.

4. Et donc, on fait quoi ?

Il n'y aura pas de monopole. Le marché IA se structure autour :

  • d'offres cloud matures avec Google et Anthropic en tête,
  • d'une IA locale qui se démocratise à grande vitesse,
  • des produits chinois en embuscade — intégrés dans les produits du quotidien ou utilisés directement.

OpenAI reste premier en parts de marché, mais a perdu l'initiative : ce sont les autres qui dictent le rythme désormais.

Si vous êtes utilisateur d'IA, trois recommandations :

  1. Ne pariez pas sur un seul cheval.
    Les chiffres de ChatGPT il y a 12 mois semblaient intouchables. Si vous êtes sur un seul fournisseur, prévoyez un plan de backup.

  2. Si usage par API, mettez une couche d'abstraction devant votre moteur d'IA.
    Utilisez un wrapper multi-provider (comme OpenRouter ou LiteLLM).
    C'est de toute façon une bonne pratique pour gérer proprement les appels aux moteurs d'IA.

  3. Si abonnement, visez des outils multi-modèles.
    GitHub Copilot, Cursor et Continue.dev permettent déjà de basculer entre ChatGPT, Claude et Gemini.

    C'est d'ailleurs la limite actuelle de Claude Code, verrouillé sur les modèles Anthropic — ce qui explique la multiplication des alternatives pour le connecter à d'autres providers.

Et vous, êtes-vous prêts à la descente d'OpenAI ?

IA #OpenAI #Microsoft #Copilot #Google #Anthropic #Strategie #Dev


Mes sources

[1] SimilarWeb Global AI Tracker — https://x.com/Similarweb/status/2008805674893939041
[2] Fortune — https://fortune.com/2026/02/05/chatgpt-openai-market-share-app-slip-google-rivals-close-the-gap/
[3] Search Engine Journal — https://www.searchenginejournal.com/google-gemini-gains-share-as-chatgpt-declines-in-similarweb-data/564690/
[4] Incremys, Statistiques ChatGPT — https://www.incremys.com/ressources/blog/statistiques-chatgpt
[5] Business of Apps, ChatGPT Statistics — https://www.businessofapps.com/data/chatgpt-statistics/
[6] OpenAI, approche publicitaire — https://openai.com/index/our-approach-to-advertising-and-expanding-access/
[7] CNBC, OpenAI ads — https://www.cnbc.com/2026/01/16/open-ai-chatgpt-ads-us.html
[8] TechCrunch, coûts Azure OpenAI — https://techcrunch.com/2025/11/14/leaked-documents-shed-light-into-how-much-openai-pays-microsoft/
[9] Next Platform, dépendance Microsoft-OpenAI — https://www.nextplatform.com/2026/01/29/microsoft-is-more-dependent-on-openai-than-the-converse/
[10] Yahoo Finance, pertes OpenAI — https://finance.yahoo.com/news/openais-own-forecast-predicts-14-150445813.html
[11] Fortune, rentabilité OpenAI 2030 — https://fortune.com/2025/11/12/openai-cash-burn-rate-annual-losses-2028-profitable-2030-financial-documents/
[12] Tom's Hardware, cash runway OpenAI — https://www.tomshardware.com/tech-industry/big-tech/openai-could-reportedly-run-out-of-cash-by-mid-2027-nyt-analyst-paints-grim-picture-after-examining-companys-finances
[14] CNBC, perte nette investissement Microsoft — https://www.cnbc.com/2025/10/29/microsoft-open-ai-investment-earnings.html
[15] Microsoft Blog, touche Copilot — https://blogs.windows.com/windowsexperience/2024/01/04/introducing-a-new-copilot-key-to-kick-off-the-year-of-ai-powered-windows-pcs/
[16] The Verge, touche Copilot constructeurs — https://www.theverge.com/2024/1/4/24023809/microsoft-copilot-key-keyboard-windows-laptops-pcs
[17] WindowsLatest, Copilot market share — https://www.windowslatest.com/2026/01/09/is-microsoft-losing-the-ai-race-copilot-web-is-still-stuck-at-1-market-share-we-dont-know-how-popular-it-is-on-windows-11/
[19] PCWorld, worst products ever — https://www.pcworld.com/article/535838/worst_products_ever.html
[20] The Register, Windows 11 StatCounter — https://www.theregister.com/2025/12/03/windows_11_statcounter/
[21] Windows Central, retour à Windows 10 — https://www.windowscentral.com/microsoft/windows-11/windows-11s-growth-has-officially-hit-a-brick-wall-and-users-appear-to-be-fleeing-back-to-windows-10
[22] XDA Developers, Winslop — https://www.xda-developers.com/tired-of-copilot-winslop-lets-you-easily-purge-windows-11-ai-features/
[23] WindowsLatest, Windows 11 "off track" — https://www.windowslatest.com/2026/01/31/microsoft-reportedly-admits-windows-11-went-off-track-cuts-back-copilot-and-promises-real-fixes-in-2026/
[24] Clubic, ingénieurs Microsoft et Claude Code — https://www.clubic.com/actualite-596728-c-est-le-comble-pour-microsoft-qui-fait-adopter-claude-code-a-ses-equipes-au-detriment-de-son-propre-outil.html
[25] LinuxTricks, 11% parts de marché France — https://www.linuxtricks.fr/news/10-logiciels-libres/580-linux-a-11-de-parts-de-marche-en-france-e/
[26] WebProNews, Linux desktop mondial — https://www.webpronews.com/linux-desktop-market-share-climbs-to-4-7-by-2025-eyes-2026-breakthrough/
[27] TechCrunch, GitHub Copilot 20M users — https://techcrunch.com/2025/07/30/github-copilot-crosses-20-million-all-time-users/
[28] SecondTalent, GitHub Copilot statistics — https://www.secondtalent.com/resources/github-copilot-statistics/
[29] CNBC, Anthropic Series G — https://www.cnbc.com/2026/02/12/anthropic-closes-30-billion-funding-round-at-380-billion-valuation.html
[31] TechCrunch, projection revenus Anthropic 2028 — https://techcrunch.com/2025/11/04/anthropic-expects-b2b-demand-to-boost-revenue-to-70b-in-2028-report/
[32] LMSYS Chatbot Arena — https://arena.ai/fr/leaderboard
[33] Yahoo Finance, revenus OpenAI — https://finance.yahoo.com/news/openai-cfo-says-annualized-revenue-173519097.html
[34] L'Usine Digitale, Anthropic valorisation — https://www.usine-digitale.fr/article/anthropic-fait-exploser-sa-valorisation-apres-une-levee-de-fonds-de-13-milliards-de-dollars.N2237065
[35] Incremys, Statistiques Claude — https://www.incremys.com/ressources/blog/statistiques-claude
[36] Ollama, GitHub — https://github.com/ollama/ollama

[37] Apple Machine Learning Research, LLM M5 — https://machinelearning.apple.com/research/exploring-llms-mlx-m5

[38] TechCrunch, partenariat Apple-Google Gemini — https://techcrunch.com/2026/01/12/googles-gemini-to-power-apples-ai-features-like-siri/

[39] CNBC, IA chinoise Lunar New Year — https://www.cnbc.com/2026/02/13/china-ai-lunar-new-year-bytedance-baidu-tencent-alibaba.html

39-1
39-2
[40] CNBC, impact DeepSeek sur Nvidia — https://www.cnbc.com/2026/01/06/why-deepseek-didnt-cause-an-investor-frenzy-again-in-2025.html
[41] SQ Magazine, DeepSeek statistics — https://sqmagazine.co.uk/deepseek-ai-statistics/
[42] Interesting Engineering, robotique chinoise CES 2026 — https://interestingengineering.com/ces-2026/china-leads-humanoid-robotics-at-ces-2026
[43] CGTN, production robots humanoïdes Chine — https://news.cgtn.com/news/2026-01-10/Report-China-outpaces-U-S-in-2025-humanoid-robot-production-1JOuTfsew1i/p.html
[44] GlobeNewsWire, DJI parts de marché drones — https://www.globenewswire.com/news-release/2025/04/08/3057358/0/en/Connected-Commercial-Drones-Report-2025-Asia-Pacific-Leads-in-Drone-Adoption-with-DJI-Holding-a-Dominant-70-Global-Market-Share.html
[45] IDC, robots aspirateurs chinois — https://www.idc.com/resource-center/blog/the-rise-of-chinese-smart-vacuum-giants-and-the-fall-and-sale-of-irobot/
[46] DataMarket AI, DeepSeek vs Kimi — https://www.datamarketai.com/kimi-k1-5-vs-deepseek-r1-duel-des-meilleurs-llm-chinois/
[47] Cloud Summit, Mistral valorisation — https://cloudsummit.eu/blog/mistral-ai-14-billion-valuation-europe-turning-point
[48] Next.ink, Mistral Ministère des armées — https://next.ink/brief_article/le-ministere-des-armees-signe-un-accord-cadre-avec-mistral/
[49] Like2Byte, Mac Mini M4 DeepSeek R1 benchmarks — https://like2byte.com/mac-mini-m4-deepseek-r1-ai-benchmarks/
[50] Exo Labs, GitHub — https://github.com/exo-explore/exo
[51] Exo Labs Blog, DeepSeek V3 671B on Mac Mini cluster — https://blog.exolabs.net/day-2/
[53] PocketPal AI, GitHub — https://github.com/a-ghorbani/pocketpal-ai
[54] InfoQ, Cactus v1 on-device inference — https://www.infoq.com/news/2025/12/cactus-on-device-inference/
[55] CNBC, dissolution équipe Superalignment OpenAI — https://www.cnbc.com/2024/05/17/openai-superalignment-sutskever-leike.html
[56] Fortune, "The OpenAI Files" — https://fortune.com/2025/06/20/openai-files-sam-altman-leadership-concerns-safety-failures-ai-lab/

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Antonin Brugnot

Merci d'avoir bien expliqué que Copilot différent de Github Copilot pour éviter les amalgames... En phase avec ta vision et j'espère même que l'IA local va exploser en terme d'usage et d'adoption 🥹. Je ne parle pas que d'ollama local sur PC, mais de solution d'inférence robuste dans des SI onPrem ou des Cloud Souverain (coucou Scaleway).